Fllame Secrète, l'enfance au coeur
texte en cours d'écriture... et en pleine digression
(vous trouverez les vidéos des caméras cachées réalisées en 2019 à la suite de ce texte, à la base cette page était vouée à vous les présenter puis en écrivant leur génèse je suis parti en auto-psychanalyse et en digression arborescente)
Depuis que je suis tout petit j'adore créer des personnages, jouer des rôles et explorer l'imaginaire qui m'habite en le transposant dans le réel. Ça a commencé en étant chef de guerre en pleine campagne chez ma grand-mère, puis dresseur Pokemon dans la cour de récré. Les images sont si vivaces dans mon esprit qu'elles m'animent et se calquent sur ce que je vois. Il y a eu des moments où ça m'a isolé mais j'ai toujours eu des anges gardiens qui prenaient ma défense et protégeaient mon étrangeté. Étrangeté au sens Camusien du terme. Souvent j'ai été étranger au monde car je vivais dans un tout autre univers. À l'âge de sept ans j'ai remis toute la "réalité" en cause. C'est à cet âge là que mon père est décédé et peut-être que pour me protéger de ce monde et ses lois naturelles j'ai voulu le quitter par la pensée. Mais bon, la ruse prend un temps puis devient maladie. Je ne peux pas fuir éternellement la douleur intrinsèque au fait de vivre. A savoir la mort, entres autres. En tous les cas celui qui a été nourri copieusement pendant les années qui ont suivi, c'est bien mon imaginaire. Mon territoire imaginal comme dirait les hypnothérapeutes. Il est vaste et le nombre de contrées conquises est grand. Infime comparé à ce qu'il me reste à explorer. La difficulté quand ce monde s'étend, c'est que celui qui m'entoure rétrécit. Se rétrécissait en tous cas. "De toute façon quand je suis plus là, vous n'existez pas". Cette phrase que j'ai lâché comme une bombe à ma maîtresse au CE1.. Insolence ? Pédance ? Mégalomanie ? Je pense surtout que ce solipsisme était mon plus grand bouclier. Admettre l'existence des autres, c'était accepter de pouvoir les perdre, encore.
Ce bouclier m'a emmené dans ce qu'on pourrait appelé par euphémisme mi-gnon mi-gnare un "jemenfoutisme" apparent. Apparent car si on y regarde bien, je me foutais de tout, mais je me démenais corps et âme pour que tout le monde le sache. Bagarres, casse, vol, mensonges, triche, insolence, désobéissance, pyromanie. Mon enfance feu d'artifice fût un régal de dépassement des limites que je considérais absurdes et surtout irréelles. La problématique quand on croit dur comme fer à quelque chose, c'est que ce fer devient acier et il régit alors la dite réalité par la force de lame.
Tout me prouvait donc que j'avais raison, les limites étaient cent fois dépassées, millefois repoussées et rien ne se produisait, aucun père pour me punir, aucune autorité pour m'anéantir ; aucune force suffisante pour me faire peur ou me contraindre. Dieu aurait pu être la solution à mon problème à cette époque déjà, mais je blasphémais facilement, et son amour inconditionnel ne me punissant pas, je n'avais aucune crainte. J'ai pourtant toujours cru en lui. C'est une évidence pour moi, Dieu existe, en chaque chose. Mais j'ai foi en lui, et ma foi est sans peur de sa punition. Ce point, ça peut paraître paradoxal, était problématique pour moi, pour vivre une vie saine.
Puis est venue le temps de la lassitude. J'avais trop menti, trop cassé, trop frappé, trop blasphémé.. J'avais vécu tous les interdits d'une vie adolescente en l'espace de trois ans. Puis ce furent les années lycée.
Lycée pour moi aura rimé avec glisser. J'ai glissé le long d'une barrière décadente imbibée d'alcool, aux odeurs de clope froide et de premiers rapports amoureux assez désastreux. Je tombais amoureux de filles en couple, qui m'utilisaient pour rendre jaloux leurs mecs la plupart du temps puis me laissaient tomber, pendant que celles qui étaient réellement amoureuses de moi ne m'intéressaient pas, je sentais pas de défi, je n'avais pas la saveur de l'interdit.
Je rendais donc des services malgré moi en rabibochant des couples, les mecs étant flippés tout à coup de perdre leur copine se mettaient subitement à les aimer follement. Parfois trop tard car leur dulcinée se rendaient compte qu'elles pouvaient plaire à d'autres et (pour les personnes ayant vu l'Arnacoeur avec Vanessa Paradis et Romain Duris, inutile de vous dire qu'à l'époque c'était mon film référence et je savais pertinemment d'où me venait l'inspiration des situations que je créais) . Oui j'ai mis ma phrase en suspens pour faire cet aparté parce-qu'il m'est apparu comme une évidence et je ne sais même pas si je vais bel et bien finir ma précédente phrase. Bon en gros je brisais les couples foireux et je rabibochais ceux qui battaient de l'aile, un vrai héros... (un vrai connard ?) - la vérité se trouve entre les deux j'imagine- un petit qui se cherche et qui découvre son pouvoir de séduction.
Sauf que le Karma veille, et les premiers épisodes romantiques de ma vie étaient effectivement très "Rome Antique" : trahison, mensonges, tromperies, liaisons de pouvoir... Du drame à chaque étage. [...]
En sortant d'école de théâtre on décide ma meilleure pote et moi de partir en Corse et de traverser l'île en stop avec une tente. Petit défi sympathique sur Kalisté. Au bout d'une semaine on décide de se poser à Calvi dans une auberge de jeunesse.
(... texte en cours d'écriture : j'utilise ce site comme un journal ouvert au monde et j'écris les textes au fur et à mesure, et je viens de commencer cette partie sur l'enfance, cette flamme secrète, la suite prochainement) , pour voir les vidéos des caméras cachées, faites défiler la page

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